Génétique Numérique

Mon activité professionnelle, m’amène à photographier des chiens de toutes races, lors des expositions canines nationales et internationales.

C’est en « tirant le portrait » de tous ces toutous, que l’idée de créer mes propres races m’est venues.

Qu’y-a-t-il de commun entre un Dogue et un minuscule Spitz ? A priori rien, vu leurs physiques ; Et pourtant ils appartiennent à la même espèce. Ce qui les différencie, c’est leur race.

Les races de chiens, créés au départ pour la chasse et la garde des troupeaux (certains jouent encore ce rôle), sont devenus, pour la plupart, des animaux de compagnie, et les critères de sélection de races sont désormais avant tout économiques.

Si aujourd’hui certains éleveurs s’essaient à des croisements, qui n’ont pour limite que l’engouement du public et donc la commercialisation de chiots, je n’ai pour ma part aucun à priori à détourner les races de chiens pour créer mes propres animaux, sans pour autant fleurter avec les limites déontologiques de la profession d’éleveur, ou celle de la santé des chiens.

C’est ainsi que régulièrement, au fil de mes rencontres canines, naissent de drôles de races de chiens, qui n’ont que l’objectif de nous amuser et nous surprendre.

Mes manipulations génétiques numériques, ne vous seront pas dévoilées, elles font parties de mon savoir faire et de mes secrets d’éleveur canin virtuel.

Ces parodies canines ont cependant le mérite de nous interroger sur l’avenir des races de chiens, et sur les pratiques modernes de la cynophilie, qui au fil du temps détournent les races de chiens de leur vocation première.

Comment ne pas s’interroger sur les bergers allemands qui ont des pattes arrières tellement déformés qu’ils n’arrivent plus à marcher correctement. Les boxer tellement déformés qu’ils ne peuvent plus se reproduire naturellement… Les cavaliers king charles atteints de ciragomyélie, une maladie touchant la moelle épinière les faisant atrocement souffrir, ou encore les bouledogues français au nez tellement aplati qu’il ne respire plus correctement.

Loin de moi l’idée de mettre toute la profession cynophile dans le même sac, il y a heureusement de nombreux professionnels qui élèvent de beaux animaux en améliorant leur race, et en préservant l’intégrité de leurs animaux.

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